Société du Jeu, c’est avant tout un atelier en Corrèze. Un vrai atelier dans le sens noble. Pas une chaîne de production impersonnelle, pas une succession de références standardisées qui sortent à la pelle, mais un lieu où chaque table est pensée, fabriquée et assemblée avec une logique artisanale assumée.
On parle ici de bois travaillé, de choix de matériaux réfléchis, d’ajustements, de tests, parfois de reprises. Bref, de tout ce qui fait qu’un objet n’est pas seulement produit, mais véritablement construit. Et quand on joue plusieurs heures autour d’une table, cette différence-là se ressent très vite.
Ce qui est particulièrement appréciable, c’est que cette approche n’est pas figée dans une vision élitiste du “fait main”. Le sur-mesure n’est pas là pour flatter son ego (t’as vu ma table ? Attends, j’allume les LEDs), mais pour répondre à des usages bien réels : dimensions adaptées à l’espace, profondeur de plateau, ergonomie, modularité, compatibilité avec les accessoires, confort sur la durée.
On sent derrière chaque table une vraie connaissance du jeu de société moderne et de ses contraintes. Qui n’a pas pesté dès lors qu’il a mis en place son dernier jeu kickstarté et de se demander comment arriver à placer tout ce fourbi. Et on va pas se mentir, c’est l’avenir du JDS moderne : Toujours plus de matos (aussi inutile soient-ils mais tellement indispensable). Sans parler des parties de plus en plus longues, des plateaux envahissants, des cartes, des ressources, des tokens, des tuiles (bref, arrêtons là le jargon). Et puis que dire de ces moments où on doit tout laisser en place pour reprendre le lendemain. Ce sont des problématiques que les joueurs rencontrent mais que seuls certains anticipent correctement.
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